1967 – Au milieu de la rivière…

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1967 : la société BERLIET s’associe à la marque anglaise ALVIS pour mettre au point un véhicule à la fois tout terrain et amphibie. Chaque société bénéficiant de l’expérience de l’autre. L’Alvis Stalwart 6×6 est re-baptisé « Aurochs » par la firme lyonnaise. Il peut débarquer 5 tonnes de matériel par mer agitée et aborder les berges les plus escarpées. Claude-Henry PERRIN, fondateur de l’agence Promotional (devenue aujourd’hui Coxinélis), et son associé Jean-Nicolas WEISS, se voient confier par BERLIET la plaquette de lancement du véhicule.

Publicitaires, mais aussi photographes, ils réalisent les photos ambiance «tout terrain» sur la base militaire de Lavalbonne, près de Lyon, où une boue omniprésente met en valeur les qualités de l’engin. Il faut maintenant démontrer les qualités aquatiques de l’Aurochs et après différents repérages, il est décidé de réaliser les photos sur la Saône, à hauteur de l’Ile Roy.

Avantages : cette petite île plantée au milieu de la rivière est recouverte d’une épaisse végétation, et à cet endroit, les rives de la Saône sont bordées de hauts roseaux.

Sur l’Ile Roy, tout se passe à merveille. Les soldats embarqués ont camouflé leurs casques avec des herbes, et le «débarquement», suivi de la «prise» de l’île se passe sans coup férir. Les appareils photos crépitent. Munis d’un talkie-walkie prêté par l’armée, nous demandons au pilote de venir positionner son engin près de la berge au milieu des roseaux. Car ici, «nous pourrons réaliser des clichés très ambiancés», confie Claude-Henry PERRIN.

Les 2 photographes mitraillent et de belles images se fixent sur la pellicule. La séance terminée, le pilote met plein gaz sur les turbines d’eau pulsée sensées faire sortir l’engin de l’eau… Plusieurs tentatives s’avèrent vaines… Il faut se rendre à l’évidence, l’engin est encalminé et avec lui une vingtaine de «bidasses». Après de multiples essais, «il faut employer les grands moyens»

Ainsi, après contact avec les hauts-gradés, 2 camions porte-chars munis de filins nous sont dépêchés. Leurs puissances conjuguées, après plusieurs tentatives, sortent l’Aurochs de cette mauvaise situation… Bien évidemment, cette aventure ne fut pas contée dans la plaquette où l’Aurochs fut consacré comme étant à juste titre «l’engin d’approche des missions dangereuses».

 

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Par | 2017-08-18T10:55:53+00:00 mercredi 15 juin 2016|Souvenirs Souvenirs|